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Page de résumé pour ULgetd-01112009-143217

Auteur : Balace, Sophie
E-mail de l'auteur : s.balace@kmkg-mrah.be
URN : ULgetd-01112009-143217
Langue : Français/French
Titre : Historiographie de l'art mosan
Intitulé du diplôme : Doctorat en histoire , art et archéologie
Département : Philo & Lettres - Département des sciences historiques
Jury :
Nom : Titre :
Dierkens, Alain Membre du jury/Committee Member
Kupper, Jean-Louis Membre du jury/Committee Member
Piavaux, Mathieu Membre du jury/Committee Member
Stratford, N. Membre du jury/Committee Member
Van den Bossche, Benoît Président du jury/Committee Chair
Lemeunier, Albert Promoteur/Director
Mots-clés :
  • historiography/historiographie
  • mosan art/art mosan
  • art history/histoire de l'art
Date de soutenance : 2009-01-20
Type d'accès : Public/Internet
Résumé :

« …Du mélange progressif d’influences ethniques diverses, le temps a pu faire surgir un art spécial, ni rhénan, ni flamand, ni français, bien qu’il se rattache à tous les trois par de nombreuses affinités. Cet art, dont Liège a voulu étaler les productions dans l’ordre chronologique, il faudrait aujourd’hui lui donner un nom, pourquoi pas « art mosan ». Charles de Linas, écrivait ces quelques lignes en se remémorant sa visite de l’exposition d’art ancien, organisée à Liège, en 1881, à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance belge. Frappé par la parenté de style, de conception et d’esprit des oeuvres qu’il avait pu y admirer, il proposait de les regrouper, sous le vocable commun d’art mosan. En réalité, il ne s’agissait pas là d’une révélation soudaine. Une poignée d’érudits avait, depuis quelques décennies, déjà, pressenti l’existence d’un art spécifique aux rives de la Meuse. Une fois nommé, cet art mosan semblait toutefois accéder à un nouveau degré de vraisemblance. En portant l’art mosan sur les fonts de baptême, Charles de Linas lui conférait une certaine légitimité. Il ouvrait le pas, sans le savoir, à une impressionnante littérature.

À l’exception de quelques brèves synthèses, récapitulant en quelques lignes les étapes majeures du débat scientifique, ou dressant l’état de la question pour certains aspects spécifiques, il n’existait, jusqu’à l’heure actuelle, aucune étude historiographique de l’art mosan. Après plus d’un siècle et demi de recherches, il semblait nécessaire de faire le point, non seulement pour dresser un bilan, un état de la question, mais également pour situer l’art mosan au sein de l’évolution générale du débat historique, en évaluant l’influence du contexte historique, politique et culturel sur l’évolution générale des débats qui lui étaient consacrés. Cette historiographie de l’art mosan, est abordée sous une double démarche, appréhendant le phénomène, d’une part sous une approche terminologique, identitaire, géographique et historique, et d’autre part par le biais d’un vaste état de la question, mettant en évidence les étapes majeures, les apports, et, le cas échéant, les manquements ou les failles du débat scientifique.

La première partie de cette étude retrace la manière dont le patrimoine artistique mosan fut perçu, à l’époque médiévale tout d’abord, tout d’abord, puis par les esthètes et les érudits des siècles suivants. Dans cette même optique, une importance toute particulière est accordée au destin du patrimoine mosan, tout au long du XIXe siècle, jusqu’à la création du terme art mosan, par Charles de Linas. Le rôle joué dans sa redécouverte et sa sauvegarde par les collectionneurs et les amateurs d’art ancien, par les sociétés archéologiques, par les érudits locaux, par l’État belge et ses organes officiels, sont tour à tour évoqués. La manière dont le concept même d’art mosan fut reçu, dès sa création, par les milieux scientifiques belges et étrangers est également analysée. Dès les premiers débats les spécialistes semblent avoir éprouvé du mal à s’accorder quant à la définition géographique et chronologique du phénomène artistique mosan. De toute évidence, le concept d’art mosan s’imposa dès le départ comme un concept à géométrie variable, de sorte qu’il n’existe pas une, mais plusieurs définitions de l’art mosan, coexistant et se superposant tant bien que mal. Dans ce contexte, il nous semblait pertinent d’aborder la définition de l’art mosan par le biais de plusieurs questionnements successifs : L’art mosan est-il un art flamand, un art wallon ou un art lotharigien ? S’agit-il d’un art impérial ? D’un art chrétien ? Comment se situe-t-il par rapport à son voisin rhénan ? L’art mosan ne peut être perçu comme un phénomène indépendant et autonome, fonctionnant à huis clos. Il semblait, dans ce sens, utile d’aborder la question des échanges artistiques avec l’étranger : la Rhénanie, mais aussi la France, l’Angleterre, la Basse-Saxe, la Scandinavie, la Pologne et l’Italie. Quelques grandes expositions d’art ancien, organisées, à des propos divers, depuis le milieu du XIXe siècle, sur un plan national, régional et international, jouèrent un rôle essentiel dans la diffusion et la vulgarisation des connaissances relatives au patrimoine mosan. Certaines d’entre elles, comme par exemple l’exposition de Malines en 1864, celle de Liège, en 1881, ou, plus récemment, la grande exposition Rhin-Meuse de 1972, purent s’avérer, à cet égard, particulièrement déterminantes. Aussi avons-nous tenu à leur consacrer un bref survol historique, envisageant tour à tour le contexte de leur organisation et leurs apports scientifiques essentiels.

La seconde partie de cette thèse se concentre essentiellement sur l’évolution générale du débat scientifique. Elle dresse un vaste état de la question, retraçant les étapes majeures des recherches et en analysant certains points spécifiques du débat scientifique. Nous avons choisi de l’aborder par le biais des différentes techniques artistiques mosanes : l’orfèvrerie tout d’abord, art mosan par excellence, mais également la dinanderie, l’enluminure, l’architecture et la sculpture. Cette parcellisation artificielle du sujet correspond à la situation réelle du corpus bibliographique. Présente dès les premiers débats, cette catégorisation sous la forme de terrains de recherche ponctuels, dut incontestablement contribuer à brouiller la perception que l’on se faisait de certains domaines de recherche. Il convient d’ailleurs de noter que, au sein de l’immense bibliographie consacrée à l’art mosan, les ouvrages de synthèse consacrés au phénomène artistique mosan dans son ensemble restent relativement peu nombreux. Leur approche est souvent superficielle et les différentes techniques y sont toujours envisagées séparément. Les approches synchroniques du phénomène artistique mosan, pour chaque période artistique donnée, restent particulièrement rares. Aussi, avons-nous également choisi d’aborder cet état de la question par domaine de recherche, non parce que cela correspond à notre perception personnelle du sujet, mais par souci de clarté et d’exhaustivité. La période de recherche analysée dans le cadre de cette étude s’étend, à l’exception de quelques sources anciennes, du XIXe siècle jusqu’à nos jours. À titre documentaire, quelques notices biographiques sont, en fin de thèse, consacrées aux principales personnalités marquantes, actives avant 1950. Cette étude est complétée par un album. Comme il ne s’agit pas d’une étude artistique proprement dite, mais d’une historiographie, cet album se limite à un rôle purement illustratif. Vu l’ampleur du sujet abordé, il aurait été irréalisable d’y reproduire toutes les oeuvres qui s’y trouvent mentionnées, aussi nous sommes nous limités aux principales, complétées de certains documents iconographiques illustrant certains points de vue représentatifs.

Autre version :
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Modem 56K ADSL
[Public/Internet] Historiographie_de_l_art_mosan_-_These.pdf 5.00 Mb 00:11:53 00:00:26

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