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Page de résumé pour ULgetd-04242008-114150

Auteur : Dorban, Gauthier
E-mail de l'auteur : gdorban@ulg.ac.be
URN : ULgetd-04242008-114150
Langue : Français/French
Titre : Implication des cellules dendritiques dans la pathogénie des maladies à prions : Approche morphodynamique des processus de lympho-invasion et de neuro-invasion au sein d’un modèle murin./Implication of dendritic cells in prions pathogenesis: A morphological and dynamic approach of lympho-invasion and neuroinvasion in a murine model
Intitulé du diplôme : Doctorat en sciences biomédicales et pharmaceutiques
Département : Médecine - Département des sciences précliniques
Jury :
Nom : Titre :
Cras, Patrick Membre du jury/Committee Member
Deprez, Manuel Membre du jury/Committee Member
Greimers, Roland Membre du jury/Committee Member
Moutschen, Michel Membre du jury/Committee Member
Thiry, Etienne Membre du jury/Committee Member
Villiers, Christian Membre du jury/Committee Member
Delvenne, Philippe Président du jury/Committee Chair
Antoine, Nadine Promoteur/Director
Heinen, Ernst Promoteur/Director
Mots-clés :
  • prion/prion
  • cellules dendritiques/dendritic cells
Date de soutenance : 2008-05-23
Type d'accès : Restreint/Intranet
Résumé :

Le transfert de prions des aliments dans la muqueuse et leur passage de la muqueuse vers le système nerveux constituent des chaînons manquants dans la compréhension de la pathogenèse des ESST. Ces événements cruciaux se déroulent à des stades très précoces de l’infection et restent sans signes cliniques. L’explication de ces phénomènes permettrait de mieux appréhender les mécanismes infectieux et de mettre en place des traitements. élucidation

Ce travail repose sur des observations largement étayées :

- lors d’une infection orale par des prions, les plaques de Peyer, spécialisées dans l’échantillonnage et le traitement d’éléments transitant dans l’iléon, sont des zones privilégiées de passage d’agents infectieux de la lumière vers la muqueuse intestinale.

- l’agent responsable des maladies à prions est retenu et répliqué par des cellules du système immunitaire comme les cellules folliculaires dendritiques. L’accumulation de prions est en effet mise en évidence dans les organes lymphoïdes secondaires d’organismes infectés.

- en cas d’infection par voie orale par des prions, le processus de neuroinvasion débute dans le système nerveux périphérique et se propage vers le système nerveux central par les fibres sympathiques et parasympathiques.

Ces différentes observations sont à la base de notre hypothèse de travail : les cellules dendritiques capteraient les prions au niveau de la lumière des plaques de Peyer, migreraient dans les tissus lymphoïdes drainants et les transmettraient aux cellules folliculaires dendritiques et/ou aux fibres nerveuses périphériques. En véhiculant les prions, elles seraient à la base à la fois de la lymphoinvasion et de la neuroinvasion.

Pour vérifier notre hypothèse nous avons investigué plusieurs pistes :

• l’étude comparative du phénotype et la localisation des cellules dendritiques des plaques de Peyer chez les souris saines et les souris infectées par les prions.

• la localisation des zones de contact entre cellules dendritiques et des fibres nerveuses au sein des organes lymphoïdes secondaires de souris infectées versus saines.

• l’élaboration et l’étude d’un modèle in vitro murin de transmission de prions des cellules dendritiques aux cellules nerveuses périphériques.

Le phénotype et la localisation des cellules dendritiques des plaques de Peyer durant la phase préclinique d’induction orale d’une ESST ont été analysés selon plusieurs paramètres. Les résultats seront décrits et discutés dans le chapitre 1.

L’épithélium associé aux follicules lymphoïdes des plaques de Peyer est une zone de transcytose d’éléments qui transitent dans le tractus intestinal. On y distingue des entérocytes, des cellules M et des cellules dendritiques. Une attention particulière a été portée aux cellules dendritiques localisées dans l’épithélium à différents temps durant une infection par des prions.

Une analyse quantitative et phénotypique de cette population particulière de cellules a été réalisée dans la perspective de classer cette population parmi les sous-populations de cellules dendritiques connues.

L’expression membranaire de la protéine prion cellulaire et la détection de la forme totale (PrPc + PrPsc) à la surface de ces cellules dendritiques des plaques de Peyer a été examinée.

Les zones de contacts entre DC et FDC, lieux possibles de dissémination des prions au sein des organes lymphoïdes, ont été étudiées de façon quantitative.

En vue de connaître les sites potentiels de neuroinvasion, nous avons établi dans le chapitre 2 une topographie des fibres nerveuses au sein des plaques de Peyer, des ganglions mésentériques et de la rate. Nous avons comparé les observations faites sur des souris saines, des souris infectées avec prions et des souris transgéniques.

Ensuite, nous avons tenté de mettre en évidence des contacts entre les cellules dendritiques et les fibres nerveuses. La localisation des connexions neuro-immunes dans les organes lymphoïdes a particulièrement retenu notre attention.

Les connexions entre cellules dendritiques et les fibres nerveuses décrites dans le chapitre 2 fournissent des informations de localisation. Elles permettent donc d’envisager des sites potentiels de neuroinvasion mais elles ne renseignent pas sur la transmission des prions d’un type cellulaire à l’autre. En particulier la dissémination de l’agent pathologique des DC aux neurones périphériques. Le chapitre 3 détaille nos travaux consacrés à l’élaboration d’un modèle in vitro reproduisant des interfaces entre des DC et des cellules nerveuses. Dans un premier temps, nous avons évalué la validité du modèle par rapport à la situation in vivo. Dans un second temps, les cellules dendritiques infectées par les prions ont été cultivées au contact de neurones issus des ganglions de la racine dorsale, ceux-là mêmes qui sont infectés in vivo, pour étudier la transmission des prions des DC aux neurones du système nerveux périphérique.

Autre version :
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