Université de Liège Réseau des Bibliothèques

BICTEL/e - ULg
Serveur institutionnel des thèses de doctorat



Nouvelles thèses
dans BICTEL/e - ULg
  • Brabant, Christian - Etude du rôle des mécanismes d’apprentissage dans le développement des effets renforçants de la cocaïne chez l’animal : implication des récepteurs histaminergiques H3
  • Boukary, Abdou Razac - Epidémiologie de la brucellose et de la tuberculose animales dans les milieux urbain, périurbain et rural au Niger
  • Bouabidi, Abderrahim - Etude Critique des Différentes Approches de Validation des Méthodes Analytiques
Présentation Recherche thèse Dépôt thèse Accès
gestionnaires
 
Page de résumé pour ULgetd-05272010-150418

Auteur : Duchatel, Jean Pierre
E-mail de l'auteur : jpduchatel@ulg.ac.be
URN : ULgetd-05272010-150418
Langue : Français/French
Titre : CONTRIBUTION AU DIAGNOSTIC ET AU CONTROLE DE L'INFECTION PAR LE CIRCOVIRUS DU PIGEON
Intitulé du diplôme : Doctorat en sciences vétérinaires
Département : FMV - Département des maladies infectieuses et parasitaires
Jury :
Nom : Titre :
Desmecht, Daniel Membre du jury/Committee Member
Ducatelle, Richard Membre du jury/Committee Member
Gillet, Laurent Membre du jury/Committee Member
Laitat, Martine Membre du jury/Committee Member
Letesson, Jean-Jacques Membre du jury/Committee Member
Meurens, François Membre du jury/Committee Member
Serteyn, Didier Membre du jury/Committee Member
Van Den Berg, Thierry Membre du jury/Committee Member
Leroy, Pascal Président du jury/Committee Chair
Losson, Bertrand Promoteur/Director
Todd, Daniel Promoteur/Director
Mots-clés :
  • pigeon
  • circovirus
  • dépérissement des jeunes pigeons
  • pigeon circovirus
  • young pigeon sickness
Date de soutenance : 2009-12-10
Type d'accès : Restreint/Intranet
Résumé :

L’infection par le circovirus du pigeon (PiCV) observée régulièrement chez le

jeune pigeon voyageur et de chair a été décrite dans le monde entier et est

généralement considérée comme un facteur important du déclenchement du

syndrome de la maladie des jeunes pigeons (YPDS).

En utilisant un test sensible d’amplification en chaîne par polymérase (PCR), la présence de l’acide désoxyibonucléique (ADN) viral du PiCV a été mise en évidence chez 13 embryons sur les 66 examinés. Par contre, aucune mise en évidence de l’ADN viral n’a été possible à partir des écouvillons de jabot prélevés chez 64 pigeons adultes nourrissant des jeunes âgés de 1 à 10 jours.

L’ADN circoviral a également été détecté chez un nombre élevé de sujets

adultes (30 sur 39 pigeons examinés) et a été le plus souvent détecté dans les

organes respiratoires, incluant la trachée, le pharynx et les poumons, puis dans les tissus de la rate, des reins et du foie. Il a également été détecté dans l’ovaire et/ou les testicules de quelques sujets.

Les tests réalisés sur des écouvillons cloacaux et pharyngés et des échantillons de sang récoltés immédiatement avant l’euthanasie des pigeons adultes n’ont pas permis de détecter tous les oiseaux trouvés positifs lors des examens réalisés

post mortem. Des tests complémentaires réalisés par PCR sur des écouvillons

cloacaux prélevés séquentiellement sur 19 jeunes pigeons ont montré que 4

sujets excrétaient du virus à l’âge de 15 jours pour un seul au moment du

sevrage, à l’âge de 28 jours. Par contre la détection de l’ADN viral dans les écouvillons cloacaux a atteint 100 % chez les jeunes âgés de 51 jours.

Lors de la vaccination de jeunes pigeons naturellement infectés au moyen du Colombovac Paratyphus®, aucun signe clinique ni aucune différence statistique n’ont pu être mis en évidence entre le nombre de pigeons vaccinés et de témoins non vaccinés quant aux écouvillons et échantillons sanguins prélevés sur les oiseaux vivants et trouvés positifs par PCR, ainsi que sur les tissus examinés

lors de l’autopsie.

Une méthode PCR quantitative basée sur la technologie SYBR Green a été

développée et la validation de cette méthode sur divers échantillons tissulaires issus de jeunes pigeons présentant des symptômes du YPDS a révélé des quantités importantes de copies de génome dans certains tissus, jusque 2,88 x 10^8 copies par milligramme de foie, 5,57 x 10^8 par milligramme de rate et jusque 2,07 x 10^9 copies par milligramme de bourse de Fabricius (BF). Pour le foie, la BF et le sérum, la charge virale était significativement plus élevée chez

les pigeons malades que chez les oiseaux apparemment en bonne santé. De

l’ADN circoviral a également été mis en évidence en grande quantité dans le

sperme (jusque 1,0 x 10^7 copies par éjaculat) et sur les écouvillons cloacaux prélevés chez de jeunes pigeons (jusque 3,6 x 10^10 copies par écouvillon)confirmant par un apport chiffré les observations faites lors des deux premières études sur la transmission verticale et horizontale du virus.

L’analyse de sérums de pigeons prélevés en 1991 en Belgique a montré la

présence du virus six ans avant le premier diagnostic histologique.

Un test d’immunofluorescence indirecte (IIF) basé sur la détection de la

protéine de capside du PiCV obtenue en utilisant le système baculoviruscellules

d’insecte et permettant la titration des anticorps dirigés contre la capside

du PiCV a été développé. Vingt-sept des 28 sérums examinés et provenant de

pigeons naturellement infectés par le PiCV, dont 4 présentaient des symptômes

du YPDS, ont été trouvés positifs à des titres exprimés en logarithme de base 2

variant de 4 à 8 unités. Seul un jeune pigeon malade âgé de 4 semaines était

dépourvu d’anticorps mesurés par IIF.

Enfin, la mise au point d’un vaccin plasmidique codant la protéine de capside du PiCV a été réalisée en clonant le gène ORF C1 du PiCV dans le plasmide pcDNA 3.1/H5-HIS/TOPO. L’expression de la protéine de capside a été mise en évidence par IIF après transfection de cellules PK15. Deux groupes de 5 souris femelles, âgées de 6 à 8 semaines (BALB/c) ont été immunisées par voie intramusculaire (IM), dont un groupe vacciné avec le plasmide adjuvé par le phosphate d’aluminium. Après 2 et 4 immunisations les anticorps ont été mesurés par IIF et il a été noté que l’adjuvant avait stimulé la réponse immunitaire de manière conséquente. Ces résultats constituent un premier pas encourageant pour l’obtention d’un vaccin potentiel chez le pigeon.

En conclusion, l’importance du mode de transmission verticale du circovirus du

pigeon essentiellement via l’oeuf embryonné a été démontrée. Néanmoins, la

plupart des jeunes s’infectent dans le colombier pendant la période de postsevrage.

Les tests réalisés sur les futurs reproducteurs ne permettent pas l’exclusion des pigeons adultes infectés des programmes de reproduction et rendent donc l’éradication du virus difficile.

La vaccination au moyen du Colombovac Paratyphus® ne doit pas être considérée comme un facteur modifiant le déroulement de l’infection par le

PiCV.

La détection de quantités relativement importantes d’ADN viral pourrait être

corrélée au statut clinique du pigeonneau infecté par le PiCV.

Le rôle de l’immunité humorale spécifique devra être précisé quant à

l’expression ou non de l’infection.

Enfin, les modalités d’application du vaccin plasmidique, testé sur souris,

doivent encore être déterminées expérimentalement chez le pigeon.

Autre version :
Fichiers :
Nom du fichier Taille Temps de chargement évalué (HH:MI:SS)
Modem 56K ADSL
[Restreint/Intranet] contribution.pdf 12.76 Mb 00:30:22 00:01:08
Fichiers accessibles par l'Internet [Public/Internet] ou que par l'Intranet [Restreint/Intranet].

Bien que le maximum ait été fait pour que les droits des ayants-droits soient respectés, si un de ceux-ci constatait qu'une oeuvre sur laquelle il a des droits a été utilisée dans BICTEL/e ULg sans son autorisation explicite, il est invité à prendre contact le plus rapidement possible avec la Direction du Réseau des Bibliothèques.


Parcourir BICTEL/e par Auteur|Département | Rechercher dans BICTEL/e


© Réseau des Bibliothèques de l'ULg, Grande traverse, 12 B37 4000 LIEGE