Le remodelage osseux est un processus physiologique bien contrôlé. Il est régulé par des hormones systémiques, mais aussi des facteurs locaux. Parmi ces facteurs, on compte notamment des facteurs peptidiques de croissance, mais aussi des cytokines dont les cytokines pro-inflammatoires IL-1, IL-6 ou le TNF. Cependant, la récente caractérisation par approche génétique du système OPG/RANKL/RANK a permis d’identifier ces facteurs comme essentiels pour le développement, l’activation et la survie de l’ostéoclaste.
RANKL et OPG apparaissent comme des médiateurs importants de certains facteurs régulant l’ostéorésorption. A titre d’exemple, les glucocorticoïdes stimulent la synthèse de RANKL et inhibent la synthèse d’OPG avec pour conséquence une augmentation du « pool » d’ostéoclastes. Au contraire, les cytokines pro-inflammatoires telles l’IL-1b ou le TNFa stimulent l’ostéoclastogenèse et la production de RANKL mais augmentent aussi la production d’OPG, ce qui pourrait représenter une boucle de rétro-contrôle puisque ces cytokines sont communément associées au processus de résorption osseuse.
En outre, OPG peut également se lier à TRAIL, cette liaison s’opérant toutefois avec une affinité moindre que celle observée en présence de RANKL. Au sein de cellules tumorales, cette liaison a pour conséquence une prévention de l’apoptose, ce qui identifie OPG comme un facteur de survie.
Dans ce contexte, nous avons étudié les voies de signalisation et les mécanismes moléculaires par lesquels l’IL-1b stimule la production d’OPG au sein des cellules ostéosarcomateuses MG-63, et ce de la transcription génique à la synthèse protéique. Enfin, nous basant sur l’affinité de l’OPG pour TRAIL, protéine bien connue pour ses propriétés pro-apoptotiques, nous avons évalué la capacité de l’OPG de moduler l’apoptose induite par TRAIL dans les cellules ostéosarcomateuses.