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Page de résumé pour ULgetd-06122007-095509

Auteur : Fraiture, Pascale
E-mail de l'auteur : P.Fraiture@skynet.be, pascale.fraiture@kikirpa.be
URN : ULgetd-06122007-095509
Langue : Français/French
Titre : Les supports de peintures en bois dans les anciens Pays-Bas méridionaux de 1450 à 1650 : analyses dendrochronologiques et archéologiques / Wood painting supports in the southern part of the ancient Low Countries from 1450 to 1650 : dendrochronological and archaeological analyses
Intitulé du diplôme : Doctorat en histoire , art et archéologie
Département : Philo & Lettres - Département des sciences historiques
Jury :
Nom : Titre :
Currie, Christina Membre du jury/Committee Member
De Clercq, Hilde Membre du jury/Committee Member
Lambert, Georges-Noël Membre du jury/Committee Member
Gob, André Président du jury/Committee Chair
Hoffsummer, Patrick Promoteur/Director
Mots-clés :
  • Format – standardisation/ Format – standardisation
  • Chêne balte/Baltic oak – waynscot
  • Origine géographique du bois/Geographic origin of the wood
  • Approvisionnement en bois/Wood procurement
  • Technologie du bois/Wood technology
  • Peinture flamande/Flemish painting
  • Dendrochronologie/Dendrochronology
  • Contrôle corporatif/Corporate control
Date de soutenance : 2007-07-05
Type d'accès : Public/Internet
Résumé :

Résumé

L'examen archéologique et dendrochronologique des panneaux peints permet d’appréhender les caractéristiques techniques relatives à la fabrication des supports de peinture. Puisque le corpus d’œuvres couvre deux siècles de peinture dans les anciens Pays-Bas méridionaux, les analyses mettent en évidence les permanences ou les évolutions techniques de la mise en œuvre du bois, et peuvent dès lors contribuer à une histoire matérielle de l’art.

Parallèlement, il est indispensable d’intégrer la confection des supports dans un cadre plus large de production, en relation avec le contexte politique, économique et religieux de la région et de la période couvertes par notre étude.

Le corpus d’œuvres sur lequel repose cette thèse compte 143 peints datés entre 1450 et 1650. Qu’il s’agisse de retables ou de panneaux de chevalet, tous ont été confectionnés et peints sur le territoire des Pays-Bas méridionaux, principalement dans des centres tels que Bruges, Bruxelles ou Louvain, aux XVe et XVIe siècles, ainsi qu’Anvers, aux XVIe et XVIIe siècles. La majeure partie des tableaux est issue du marché libre qui se développe dès la fin du XVe siècle dans les différents centres urbains ; quelques peintures de commande s’y ajoutent.

À l’époque qui nous occupe, le marché des panneaux peints est en pleine expansion. Au XVIe siècle, la demande en peintures de chevalet explose : posséder des tableaux fait partie des préoccupations de la bourgeoisie, même modeste. Au long de la période envisagée, le statut du panneau peint est ainsi passé de produit d’exception (œuvres de commande) à celui de produit usuel (panneaux de chevalet disponibles en grandes quantités sur le marché libre). Au XVIIe siècle, Anvers devient le fournisseur en peintures pour toutes les grandes villes d’Europe. Au-delà d’une meilleure compréhension ponctuelle de la chaîne opératoire de la fabrication des supports de peinture, des investigations d’ordre plus général ont été menées, pour replacer la réalisation du panneau destiné à être peint dans un contexte de production en pleine mutation.

L’accroissement de la production de peintures sur bois dans les Pays-Bas méridionaux – principalement au nord du pays – soulève la question de l’approvisionnement en chêne, essence exclusive pour la confection des supports, d’autant que la couverture forestière régionale est clairsemée et compte peu d’individus aux qualités requises pour la production de planches de panneaux. Ce constat conduit à s’interroger sur les sources qui ont permis de répondre à la demande en planches par les villes flamandes et brabançonnes. Dans ce contexte, il convenait également de prendre en considération les conséquences éventuelles sur l’approvisionnement en bois allochtone des bouleversements politiques et religieux qui secouèrent l’Europe entière, à partir du troisième tiers du XVIe siècle et jusqu’aux traités de Westphalie au milieu du XVIIe siècle.

Comme la période couverte par notre recherche (de la fin du moyen âge au début de l’époque moderne) est marquée par d’importantes évolutions techniques, il était intéressant de mesurer l’impact que ces progrès ont pu avoir dans le domaine de la production des panneaux peints, et en particulier sur le débitage des planches nécessaires à leur confection. Dès lors, il était utile de s’interroger sur les conséquences de la scission survenue entre les Pays-Bas du Nord, grands spécialistes du sciage des planches, et ceux du Sud, qui dépendaient en grande partie de leurs voisins hollandais pour leur approvisionnement.

Le développement considérable de la demande en peintures de chevalet a nécessairement conduit à une augmentation tout aussi importante de la demande en supports prêts à être peints. Des documents d’archives attestent d’ailleurs que les artisans du bois ne parvenaient plus à honorer les innombrables demandes. Il était donc justifié de s’interroger sur les moyens qu’ils ont mis en œuvre pour améliorer leur productivité et leur rentabilité.

À côté de ces constatations d’ordre contextuel, et plus concrètement, le matériel d’étude a nécessité le développement d’une méthodologie propre à l’examen dendrochronologique des panneaux peints. Les résultats enregistrés et discutés tout au long de ce travail ont permis d’éclairer les apports et les limites de l’application de cette discipline à des objets tels que les supports de peinture. Ils ont également mené à la constitution d’un nouveau référentiel dendrochronologique adapté à la datation de peintures sur bois des anciens Pays-Bas.

Abstract

Archaeological and dendrochronological analyses of panel paintings yield results with respect to the technical characteristics related to the fabrication of the painting supports. Since the corpus of works studied covered two centuries of painting in the southern part of the ancient Low Countries, such analyses demonstrate persistence or technical development in woodworking, and thus contribute to the material history of art.

Similarly, it is indispensable to integrate the production of supports within the broader framework of production, in relation to the political, economic and religious context of the region during the period covered by this study.

The corpus of works on which this thesis is based comprises 143 panel paintings dated between 1450 and 1650. Whether altarpieces or easel paintings, all were created and painted in the southern Low Countries, principally in centres such as Bruges, Brussels and Leuven, during the 15th and 16th centuries, as well as in Antwerp, during the 16th and 17th centuries. The majority of the paintings are the result of the open market which developed at the end of the 15th century in different urban centres; several paintings made on order have also been studied.

During the period of interest, the market for panel painting was in full expansion. In the 16th century, the demand for easel painting exploded: to own paintings was one of the interests of the bourgeoisie, even if modest. During this period, the status of the panel painting thus changed from being a rare commodity (works by order) to widespread (easel paintings available in large quantities on the open market). In the 17th century, Antwerp became the source of paintings for all of the large cities in Europe. Beyond a better, but episodic, understanding of the production sequence to prepare painting supports, investigation at a broader scale has also been carried out in order to place the production of panels destined to be painted within the context of production in full transformation.

The rise in the production of paintings on wood in the southern Low Countries – mainly in the northern part of the country – raises the questions of procurement of oak, the exclusive material for supports, since the regional forest cover was sparse and had few trees with the qualities required for the production of panel planks. This observation led to investigation of the sources of wood responding to the demand for planks by Flemish and Brabant towns. In this context, it was also appropriate to consider the possible consequences of political and religious upheavals on non-local wood procurement from the last third of the 16th century to the Westphalia treaties in the middle of the 17th century.

As the period examined in this research (end of the Middle Ages to the beginning of the Modern Era) is marked by significant technological developments, the impact of this progress in the area of panel painting production, and in particular on the cutting techniques of planks needed for their supports, was addressed. As a result, it was useful to examine the consequence of the scission between the northern Low Countries, specialists in sawing planks, and the southern part, which depended in large part on their Dutch neighbours for procurement.

The considerable development in the demand for easel paintings necessarily led to an equally important increase in the demand for supports ready to be painted. Archival documents also show that wood artisans were no longer able to meet the innumerable requests. It was thus relevant to investigate the means they employed to improve their productivity and profitability.

Next to these contextual observations, and more concretely, the material studied required the development of a methodology specific to the dendrochronological analysis of panel paintings. The results recorded and discussed throughout this thesis allow clarification of the contribution and limits of the application of this discipline to objects such as painting supports. They have also led to the construction of a new dendrochronological frame of reference adapted to the dating of paintings on wood in the ancient Low Countries.

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