Les muscles inspiratoires (diaphragme, intercostaux externes, scalènes) élèvent le grill costal et le sternum ; l'expiration normale passive permet à l’appareil respiratoire de revenir à l'état de repos et ce, en raison de l'élasticité de la paroi thoracique et du parenchyme pulmonaire.
L'exercice physique intense et certaines pathologies (asthme, maladies neuromusculaires) activent les muscles inspirateurs accessoires.
Le diaphragme et les muscles inspiratoires, afin d’assurer une ventilation pulmonaire
ininterrompue, développent en permanence une activité phasique fonctionnelle caractérisée
par deux composantes :
− la première, automatique et neurovégétative, maintient la ventilation continue et
assure ses adaptations homéostatiques ;
− la seconde, volontaire et corticale, peut s’adapter à diverses contraintes, comme les modifications du métabolisme, les changements de posture ou le sommeil.
Le diaphragme et les autres muscles respiratoires sont parfaitement adaptés à leur fonction ventilatoire ; ils diffèrent de la plupart des muscles locomoteurs par leur importante capacité
oxydative, leur densité capillaire et leur débit sanguin plus élevés, caractéristiques des muscles striés squelettiques spécifiquement endurants (Delguste, 2001). Le diaphragme de
l’adulte se compose majoritairement (55%) de fibres lentes oxydatives, très résistantes à la fatigue et précisément adaptées aux contractions rythmiques continues. Ce muscle particulier se compose également de fibres rapides (20%) et de fibres intermédiaires (25%),
relativement résistantes à la fatigue.