Poor athletic performance of racehorses is a major and significant problem in the racing industry. Determining the definitive reason for poor-performance is however a real diagnostic challenge since many of the causative conditions are multifactorial and may only be manifested during exercise.
A retrospective study, including various breeds of horses, confirmed musculoskeletal, cardiovascular and upper respiratory tract clinical problems to be the most frequently implicated in reducing athletic performance. Evaluation of the lower respiratory tract was though not performed in this study.
The aim of the first part of this work were thus to determine the prevalence of different sub-clinical diseases in a population of poorly-performing Standardbred trotters, and to evaluate the sportive repercussions by comparing their physiological response to exercise with control horses.
Fifty horses underwent thorough clinical and ancillary examinations, including haematological et biochemical evaluation, Doppler echocardiography, standardised exercise tests on treadmill et racetrack, treadmill video-endoscopy et collection of respiratory fluids.
Most of the poorly-performing horses exhibited many concomitant diseases. The most frequently diagnosed sub-clinical problems involved the lower and upper respiratory tract. Poor-performers also exhibited higher values of blood lactate and heart rate, as well as lower values of haematological parameters and anti-oxidants, compared to control horses.
Inflammatory airway disease being mostly present in poorly-performing horses, the second part of this work will mainly focus on this syndrome.
The negative impact of inflammatory airway disease, as diagnosed by cytological evaluation of bronchoalveolar lavage fluid, has previously been described on respiratory function using either forced expiration or forced oscillations techniques. Sedation or bronchoprovocation were however usually required. On the other hand, the clinical significance of tracheal inflammation remains currently controversial.
The aim was therefore to exhibit and define the respiratory dysfunctions present in horses subclinically suffering from inflammatory airway disease.
Respiratory function was evaluated at rest by IOS in 34 Standardbred trotters, whereas tracheal mucus score, and both tracheal and bronchoalveolar lavages were performed 60 min post-exercise. According to the cytology of bronchoalveolar lavage fluid, the inflammatory group included 19 horses and 15 horses were used as control.
A significant correlation was found between both cytological evaluations concerning neutrophil counts, whereas no association was found between tracheal mucus and any cytology. A significant increase of respiratory resistance at the lower frequencies (1 – 10 Hz) as well as a significant decrease of respiratory reactance beyond 5 Hz was observed in inflammatory compared to control horses. Both parameters were also significantly different between inspiration and expiration in the inflammatory group only. Both eosinophil and mast cell counts of the bronchoalveolar lavage fluid were significantly correlated with respectively respiratory resistance and reactance.
The present work involved intensive clinical and functional evaluation of control and asymptomatic poorly-performing horses. The different studies allowed establishing the prevalence of medical subclinical diseases in these latter and evaluating its sportive impact considering the associated physiological responses to exercise. The presence of respiratory dysfunctions in horses with lower airway inflammation, the major trouble associated with disappointing performance, were also exhibited by impulse oscillometry./
La contre-performance est un problème majeur dans l’industrie des courses. En déterminer la cause
exacte reste néanmoins un défi diagnostic puisque la plupart des affections présentes sont souvent subcliniques,
multifactorielles et peuvent ne se manifester que pendant l’exercice.
Une étude rétrospective, incluant des chevaux de différentes races et disciplines, a ainsi confirmé les
affections cliniques des voies respiratoires supérieures, musculo-squelettiques et cardiovasculaires
comme étant les plus fréquemment impliquées dans la réduction des performances athlétiques.
Cependant, l’évaluation des voies respiratoires profondes n’avait pas été effectuée chez ces différents
chevaux.
L’objectif de la première partie de ce travail était donc de déterminer la prévalence des différentes
affections sub-cliniques induisant une contre-performance chez des Trotteurs Français, et d’en évaluer
les répercussions sportives par la comparaison des réponses physiologiques à l’exercice avec celle de
chevaux contrôles.
Cinquante chevaux ont respectivement été soumis à un examen clinique complet, une prise de sang
pour analyse hémato-biochimique au repos et 60 minutes après chaque test d’effort, une
échocardiographie Doppler, des tests d’effort standardisés sur piste et tapis roulant, une endoscopie à
l’effort, une évaluation locomotrice à grande vitesse, ainsi qu’un lavage trachéal et broncho-alvéolaire
réalisés 60 minutes post-effort.
La plupart des chevaux contre-performants ou intolérants à l’effort présentaient plusieurs affections
concomitantes. Les troubles sub-cliniques les plus fréquemment diagnostiqués concernaient
respectivement les voies respiratoires profondes et supérieures. Ces chevaux présentaient par ailleurs
des paramètres hématologiques (taux d’hémoglobine et volume globulaire moyen) et anti-oxydants
significativement inférieurs, et des paramètres pro-oxydants significativement supérieurs aux chevaux
contrôles. De plus, les valeurs de fréquence cardiaque et lactatémie étaient, lors des différents tests
d’effort, significativement supérieures à celles des chevaux contrôles,
L’inflammation des voies respiratoires profondes étant majoritairement présente chez ces chevaux
présentant des performances décevantes, la deuxième partie de ce travail se concentre plus
spécifiquement sur ce syndrome.
L’impact négatif sur la fonction respiratoire de cette affection, telle que diagnostiquée par l’évaluation
cytologique du liquide de lavage broncho-alvéolaire, a précédemment été décrite à l’aide de
techniques d’expiration forcée ou d’oscillations forcées. Une sédation ou une bronchoprovocation
étaient cependant généralement requises pour la réalisation de ces tests. Parallèlement, la signification
clinique de l’inflammation trachéale reste actuellement controversée.
L’objectif était ainsi de mettre en évidence et définir les dysfonctions respiratoires présentes chez des
chevaux souffrant sub-cliniquement de maladie inflammatoire des voies respiratoires.
La fonction respiratoire a été évaluée au repos par oscillométrie à impulsions chez 34 Trotteurs
Français asymptomatiques, alors que le score de mucus trachéal et les différents lavages ont été
évalués 60 minutes post-effort. Sur base de la cytologie broncho-alvéolaire, le groupe inflammatoire
comprenait 19 chevaux et 15 ont été utilisés comme contrôles.
Une corrélation significative était observée entre les cytologies concernant le taux de neutrophiles,
alors qu’aucune association n’était présente entre score de mucus trachéal et cytologies des différents
lavages. Une augmentation significative de la résistance respiratoire aux faibles fréquences (1 à 10 Hz)
et une diminution de la réactance respiratoire au-delà de 5Hz a été observée chez les chevaux
inflammatoires comparativement aux contrôles. Ces deux paramètres étaient également
significativement différents entre inspiration et expiration dans le groupe inflammatoire uniquement.
La résistance et la réactance respiratoire étaient par ailleurs respectivement corrélées aux taux
d’éosinophiles et de mastocytes du lavage broncho-alvéolaire.
Ce travail comprenait une évaluation clinique et fonctionnelle intensive chez des chevaux contrôles et
des chevaux contre-performants. Les études menées ont permis d’établir la prévalence des affections
médicales sub-cliniques chez ces derniers et d’en évaluer l’impact sportif par l’intermédiaire des
réponses physiologiques à l’exercice. La présence de dysfonctions respiratoires chez les chevaux avec
inflammation des voies respiratoires profondes, premier trouble associé à des performances
décevantes, a également pu être mise en évidence à l’aide de l’oscillométrie à impulsion.