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Page de résumé pour ULgetd-11182013-203253

Auteur : Noël, Stéphanie
E-mail de l'auteur : Stephanie.Noel@student.ulg.ac.be
URN : ULgetd-11182013-203253
Langue : Français/French
Titre : CONTRIBUTION DE LA TELEMETRIE A L’INVESTIGATION URODYNAMIQUE DE LA FONCTION VESICO-URETRALE CHEZ LA CHIENNE
Intitulé du diplôme : Doctorat en sciences vétérinaires
Département : FMV - Département des sciences cliniques des grands et petits animaux
Jury :
Nom : Titre :
ART, Tatiana Membre du jury/Committee Member
BALLIGAND, Marc Membre du jury/Committee Member
COMBRISSON, Hélène Membre du jury/Committee Member
DE LEVAL, Jean Membre du jury/Committee Member
DELAUNOIS, Annie Membre du jury/Committee Member
DELEUZE, Stefan Membre du jury/Committee Member
GILLET, Laurent Membre du jury/Committee Member
GUSTIN, Pascal Membre du jury/Committee Member
PEETERS, Dominique Membre du jury/Committee Member
HAMAIDE, Annick Promoteur/Director
Mots-clés :
  • bitch/chienne
  • vesico-urethral function/fonction vésico-urétrale
  • urodynamics/urodynamique
  • telemetry/télémétrie
Date de soutenance : 2013-12-10
Type d'accès : Restreint/Intranet
Résumé :

Les troubles mictionnels peuvent être présents dès le plus jeune âge chez le chien. La forme congénitale de l’incompétence du sphincter urétral (ISU) représente la seconde cause d’incontinence urinaire chez le chiot. La mise en place du mécanisme de continence urinaire ainsi que son évolution chez le jeune chien n’ont pas encore été investiguées. Leur étude pourrait être un premier pas dans la compréhension de la pathophysiologie de cette forme d’ISU, se résolvant spontanément chez la moitié des chiennes après les premières ou secondes chaleurs.

Le tractus urinaire bas a été largement étudié chez la chienne notamment par urodynamique. Cette technique permet d’obtenir des informations sur la fonction et la contractilité vésicale et urétrale. Sa principale limitation est la nécessité d’utiliser une sédation voire une anesthésie pour réaliser l’examen car il n’est pas possible de travailler avec un animal vigile. Une seconde limitation est liée à l’examen cystométrique par voie rétrograde qui est réalisé avec un mode et un débit de remplissage non-physiologique. Différentes alternatives ont été développées afin de rendre les examens urodynamiques plus « physiologiques » par exemple en travaillant avec des débits de remplissage vésical faibles ou par diurèse forcée. En médecine humaine, l’urodynamique ambulatoire a été développée comme outil complémentaire à l’urodynamique conventionnelle quand cette dernière ne permet pas de conclure à un diagnostic satisfaisant. En recherche, la télémétrie permet une avancée supplémentaire en ne nécessitant ni contention physique ni contention chimique pour étudier le cycle mictionnel.

Dès lors, les objectifs de ce travail étaient d’étudier les mécanismes de continence urinaire mis en place dès le plus jeune âge et leur maintien durant les premiers cycles œstraux ainsi que d’investiguer la fonction vésico-urétrale dans des conditions physiologiques grâce à la technique de la télémétrie. Cette dernière sera standardisée afin de l’appliquer à l’étude de différentes molécules.

Dans la première étude, nous avons montré que les paramètres urodynamiques et morphologiques du tractus uro-génital bas fluctuaient en fonction de la croissance de la chienne mais également en fonction du stade du cycle oestral.

Une augmentation significative des paramètres urodynamiques de pressions urétrales (maximal urethral pressure, MUP ; maximal urethral closure pressure, MUCP ; integrated pressure, IP) et de longueur fonctionnelle urétrale (functional profil length, FPL) ainsi que des paramètres vagino-urétrographiques de longueur urétrale (urethral length, UL) et vaginale (vaginal length, VL) était observée en fin de période prépubère par rapport au début de cette période. La pression vésicale seuil (threshold volume, Vth) était significativement augmentée à partir de 6 mois et l’augmentation de la pression vésicale seuil (thershold pressure, Pth) était significative à partir de 7 mois.

Lors du cycle oestral, les paramètres urodynamiques de la pression urétrale diminuaient de façon significative au moment de l’oestrus et au début du dioestrus, phases marquées par une chute de la concentration plasmatique en oestrogènes et par une augmentation de la concentration plasmatique en progestérone. Les valeurs les plus élevées de FPL étaient observées au moment de la phase folliculaire (prooestrus, œstrus). La longueur urétrale n’était pas mesurable sur les vagino-urétrographies au moment de l’oestrus du premier cycle. Par contre, elle était significativement plus élevée lors de l’oestrus et le début du dioestrus du second cycle par rapport à l’anoestrus. Aucune variation des valeurs de Pth n’était observée pendant le premier cycle ; par contre, les valeurs les plus faibles étaient observées en fin d’anoestrus. Les valeurs de Pth étaient également plus faibles en œstrus comparé au prooestrus. La phase lutéale était marquée par une augmentation de la capacité vésicale qui atteignait sa valeur la plus élevée au moment du dioestrus. La longueur vaginale diminuait graduellement lors du second cycle pour atteindre les valeurs les plus basses au moment de l’anoestrus.

Les valeurs des paramètres MUCP et UL étaient significativement plus élevées en période d’anoestrus comparé aux valeurs obtenues en fin de période prépubère. Cette observation était identique pour IP lors du premier anoestrus. L’augmentation des valeurs de pression et de longueur observées en dehors des périodes de forte variation hormonale pourraient suggérer un impact de la croissance mais également une continuelle amélioration des mécanismes de continence urinaire pendant la durée de l’étude.

Il était intéressant de constater que la position de la vessie variait pendant la période prépubère. Elle occupait de façon intermittente une position intra-abdominale ou intra-pelvienne pendant cette période. Par contre, à partir de 9 mois et jusqu’à la fin de l’étude, la vessie restait en position intra-abdominale.

Dans la seconde étude, nous avons montré qu’une administration unique d’éphédrine ou de phénylpropanolamine (PPA) était capable de modifier de façon significative les paramètres urodynamiques et hémodynamiques.

L’éphédrine, comme la PPA, augmentaient significativement les pressions urétrales pendant 4 heures et FPL pendant 2 heures. La pression intégrée restait élevée pendant 6 heures avec la PPA et sa valeur était supérieure à celle de l’éphédrine ; par contre, FPL restait augmentée jusqu’à 18 heures après une administration d’éphédrine.

L’éphédrine, et dans une moindre mesure la PPA, avaient un effet sur la fonction vésicale. L’administration d’éphédrine était associée à une augmentation du volume vésical seuil et à une diminution de la pression seuil du détrusor tandis que la PPA agissait uniquement en augmentant le volume vésical.

L’administration des deux molécules était associée à une augmentation de la pression artérielle pendant 4 à 6 heures et à une diminution de la fréquence cardiaque pendant 12 heures. Ces résultats confirment bien les résultats obtenus dans de précédentes études montrant un impact des molécules sympathomimétiques à destination urologique sur le système hémodynamique.

Dans la troisième étude, nous avons montré que la télémétrie permettait d’obtenir des données physiologiques sur la fonction urinaire.

La télémétrie nous a permis d’obtenir des données physiologiques sur le cycle mictionnel puisqu’aucune molécule sédative ou anesthésique n’a été utilisée pendant les enregistrements et que le mode de remplissage vésical était naturel. La présence de l’implant n’a pas semblé gêner la chienne et la qualité des signaux obtenus était bonne si le receveur était placé sur le côté de la cage. La télémétrie nous a permis d’acquérir de façon continue des valeurs de paramètres urodynamiques (pression abdominale, pression vésicale, pression du détrusor, volume vésical seuil) et des paramètres relatifs à l’activité électrique de la musculature lisse urétrale.

Dans un premier temps, la technique d’urodynamique conventionnelle a été comparée à la télémétrie. La valeur du volume vésical seuil obtenue par télémétrie était significativement plus faible que celle obtenue par cystométrie à diurèse forcée conventionnelle. Par contre, aucune modification de la pression vésicale seuil n’a été observée comme reporté dans d’autres études télémétriques.

Dans un second temps, la répétabilité des mesures télémétriques a été comparée entre des examens réalisés en journée et des examens réalisés la nuit. La répétabilité des mesures télémétriques est meilleure durant la nuit. Lors des mictions, les valeurs du volume vésical seuil étaient plus élevées la nuit tandis que les valeurs de la pression du détrusor étaient plus élevées en journée. Aucune variation des valeurs des paramètres urodynamiques n’a été observée pendant les phases de remplissage vésical. L’activité électrique de la musculature lisse urétrale n’a également montré aucune variabilité lors des enregistrements télémétriques. La fréquence des mictions était identique entre le jour et la nuit tout comme l’occurrence de contractions instables du détrusor.

Dans un troisième temps, l’effet de différentes molécules utilisées dans le traitement des troubles de la continence a été étudié. L’oestriol et la duloxétine augmentent l’activité électrique urétrale au Jour 8 comparé aux Jours 0, 1 et 15. Aucun effet significatif de la PPA, de l’oestriol, de l’oxybutynine, du béthanéchol et de la duloxétine n’a été observé sur les valeurs de paramètres urodynamiques et sur la fréquence des contractions instables du détrusor.

Les résultats obtenus lors de cette troisième étude suggèrent une influence du rythme circadien sur la fonction vésico-urétrale. Des études pharmacocinétiques et pharmacodynamiques sont nécessaires pour confirmer le peu d’influence des différentes molécules sur les paramètres urodynamiques et sur l’activité électrique urétrale.

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